Tisque 1

Critique de "Soleil noir∑" par 

Isab p

 

 

Isabelle Ruiz, Metteuse en scène et comédienne à la Compagnie El Paso.

 

 

 

"Soleil noir∑... un roman qui vous envahit de façon assez fulgurante... comme une histoire d' amour qui vous tomberait dessus... une montée du désir. Lyrian le personnage principal de cette étrange histoire est un homme qu 'on pourrait croiser ici ou là... mais qui se découvre un élan amoureux formidable pour une femme... sa part manquante dirait Bobin... son âme sœur...La rencontre... qui va faire tout basculer dans sa vie... jusqu'à emmener le lecteur de l'autre côté du miroir... on ne sait plus si c est de la magie... du fantastique ésotérique... Il demeure cette question chez moi lectrice... est ce que l 'amour ne peut survivre que dans la mort ?.. en résumé... une histoire d amour teintée de philosophie... de poésie... d'ailleurs...mais qui parle à chacun... aujourd'hui... une belle écriture..."

Soleil noir∑ de Rodolphe Hurlot
compte rendu de lecture de Monsieur Deberitz, responsable éditorial d'une maison "concurrente".


Tout d’abord, une impression générale ;
J’ai adoré cette histoire et le style général de son écriture. Je qualifierai ce roman de conte fantastique et poétique, je ne sais pas si tu seras d’accord avec cette qualification.
Comme je l’avais pré-senti, je retrouve ici l’esprit de la fiction, du fantastique et de la poésie mêlés, que j’avais tellement adoré chez René Barjavel dans son sublime livre « La nuit des temps ».
J’y retrouve aussi une belle modernité dans l’écriture qui fait cependant la part belle à la précision, à la richesse du langage, à une syntaxe et une orthographe rare et donc agréable.
Le rythme aussi du déroulement de l’histoire est adapté et nous entraîne au terme sans jamais nous ennuyer.
Les personnages sont attachants et leurs interactions empreintes d’humanité (même pour Laura), permettent d’éloigner la froideur apparente du sujet abordé et sous jacent ; la mécanique quantique.
En ma qualité de béotien de la mécanique quantique et même sans avoir totalement compris les explications données sur les ondulations d’atomes, l’ensemble permet de percevoir et d’accepter, sans être perdu, le cheminement intellectuel de cette histoire.
J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à voir se rencontrer dans cet ouvrage les auteurs prestigieux qui forment tes bases littéraires, j’ai principalement apprécié cette rencontre imaginaire avec Gérard de Nerval et qui proposent à notre réflexion, selon moi, les hypothèses suivantes :
La physique quantique est-elle en fait la science des poètes ?
La compréhension des arcanes de notre univers se trouve-t-elle dans la rencontre et la complémentarité des poètes et des scientifiques ?
Le langage poétique n’est-il pas la seule approche Newtonienne permettant d’appréhender pour les non scientifiques la conceptualisation de la mécanique quantique ?
Perspectives réjouissantes d’une indispensable complémentarité et éternel débat entre le concret et l’impalpable.
La quête de Lyrian m’interpelle car elle est celle d’un utopiste clairvoyant, d’un pragmatique rêveur, d’un terrien ouvert à l’incompréhensible. D’un passionné décidé à rester en accord avec lui-même tout en acceptant son destin et l’inconnu.


Monsieur Deberitz, responsable éditorial

Martine Aozenda est membre constitutif de la Fédération Française de Sophrologie, sophrologue et hypnothérapeute.

petite martine aEn prime, des photos de l'ouvrage à
Puy-Saint-Vincent dans les Hautes-Alpes !

"Des contes touchants, un peu magiques... Une écriture originale, une vue sociétale différente. Des illustrations qui mettent en valeur
la poésie sombre et la philosophie de Rodolphe.
Et même le format du livre prévient de son originalité.
J'ai retrouvé l'humour surprenant et sarcastique de l'auteur. Une parfaite continuité du Pêcheur de Lunes et les quatre saisons.
Après la lecture des premières lignes du premier conte, le livre est resté entre mes mains jusqu'au dernier point tellement il est captivant.
Merci Rodolphe Hurlot

Martine Aozenda"

- Critique de "Le parfum tombé du ciel" de Magali Moulié (travaillant au laboratoire du docteur Carpentier) suite à une dédicace de Rodolphe Hurlot à l'hôpital Georges Pompidou :

Une vraie réussite tant en termes d'écriture que d'illustrations ! Souvent sombres mais toujours poétiques, les contes sont vraiment originaux. J'ai passé un agréable moment en compagnie de ces narrateurs plus inattendus les uns que les autres ! Bravo Rodolphe Hurlot ! Je viens d'écouter "Calm like a bomb " de rage against the machine et que dire à part...C'est GÉNIAL !! Je n'avais jamais entendu ce son et c'est super d'avoir fait un conte à partir de ce son !! Chapeau l'artiste !!


- Critique de "Le parfum tombé du ciel" d'Isabelle Collard, photographe et joueuse d'échecs au classement international :

Je viens de finir le livre. J'avoue avoir accroché dès le début, excellent livre, mon conte préféré est celui sur Gaza, écriture excellente avec beaucoup de philosophie, un certain humour sarcastique, comme j'aime chez Rodolphe Hurlot, une vue de la vie, de la société et du monde écrit avec justesse, enfin bref, j'ai adoré et je conseille vivement de lire ce livre. Bravo Rodolphe et à quand le prochain ?

 

- Critique d'Isabelle Bonard, lectrice de Bois d'Arcy dans les Yvelines :

Très beau travail, toujours quelques passages ou on s'y retrouve un peu.....c'est le côté sociologue de l'auteur  On accroche vite et il nous tient jusqu'au bout. Merci Rodolphe Hurlot et oui on attend la suite...

 

-Critique d'un lecteur sur Amazon :

stars 5 0 Un recueil magique et moderne
ParCédric Lemagele 31 décembre 2015
J'ai découvert ce recueil de nouvelles fantastiques à Noël et ce fut une véritable surprise... Je le recommande à tous les amateurs d'Edgar Allan Poe. On plonge dans un univers lunaire et dépaysant avec beaucoup de poésie. C'est un objet littéraire et la couverture et les illustrations sont d'une grande qualité. A quand le prochain Monsieur Hurlot ?

 

- Critique d' Emilie Thibault suite à une séance de dédicace à Paris :

Je vous invite à lire ce livre, il est vraiment génial et captivant, touchant. Un artiste qui mérite d'être connu et reconnu. Aussi, j'ai été ravie de te rencontrer Rodolphe Hurlot en dédicace !

 

- Critique et commentaire d' Émilie Lefebvre le 18-01-2016 à 17h28 :

Un livre magique, une véritable surprise! Je ne laisse jamais de commentaire, mais ce livre m'a particulièrement touché, l'auteur nous transporte dans ses univers poétiques avec grâce. Le Parfum tombé du ciel est La découverte à faire en 2016. Monsieur Hurlot est talentueux! Enfin un écrivain, un vrai!

"Un trésor littéraire, riche en métaphores, le fond comme la forme très élaborés donne un résultat des plus lumineux."

                                                                                                                 Céline Mayeur

Critique littéraire de Céline Mayeur : écrivaine à la "Collection Paulette", romancière et nouvelliste à "Les Éditions du 38" auteur aux "Éditions Terriciaë".

 

Le parfum tombé du ciel

Rodolphe Hurlot

 

Recueil de contes fantastiques.

 

      J’ai commandé récemment le recueil de contes fantastiques qui s’intitule « le parfum tombé du ciel » de l’écrivain/éditeur Rodolphe Hurlot.

      J’ai été séduite par la couverture bleu nuit aux écritures dorées où l’on peut voir un couple qui s’enlace sur une terrasse antique bordée d’une forêt mystique.

      Je ne suis pas particulièrement bibliophile, prêtant davantage attention au texte qu’à son écrin, mais pour une perle littéraire comme celle-là il en fallait bien un !

      Le quatrième de couverture est en fait un extrait du premier conte, ce qui donne un aperçu sur la qualité du texte : « Le manoir s’enlise dans les ronces, affichant une expression des plus effrayantes sous le requiem des vents. Au centre de l’immense jardin, les fleurs expirent…Le parfum des saisons mortes se mêle au saule géant ; logé à quelques mètres à peine du parvis, il grince comme s’il avait des dents »

      Un style poétique aux influences de Poe ou Lovecraft, la musicalité d’Arthur Rimbaud et un décor qui s’apparente aux films de Tim Burton, je n’ai pu faire autrement que céder à la tentation de me l’offrir ; et d’ailleurs comme disait Oscar Wilde, Le seul moyen de se délivrer de la tentation c'est d'y céder. Etant écrivain, je peux me trouver d’autres excuses, comme un achat intelligent pouvant fertiliser mon imagination dans le dessein de créer à mon tour d’autres jardins livresques aux rhétoriques fleuries. Tous les prétextes sont bons pour s’offrir ou se faire offrir un ouvrage comme celui-ci, d’autant plus que son auteur, fort sympathique, dédicace ses ouvrages.

      Chaque conte est précédé d’une illustration, ce qui apporte un charme particulier à ce livre imprimé dans un papier épais flattant la pulpe du pouce et dont le bruissement des pages qui se tournent renforce ma préférence pour le papier en dépit du numérique.

      Le conte qui donne son titre à l’ouvrage s’inscrit dans le style gothique. J’y retrouve une influence baudelairienne puisque le narrateur est une horloge parlante atteinte de la maladie d’Alzheimer, une branche de la maladie qui touche visiblement les horloges et autres corps métalliques. Son compagnon est un saule à l’esthétique particulièrement horrifiante jouant de l’orgue lorsque l’horloge doit sonner quatre heures du matin. Cet étrange couple qui me rappelle les personnages charmés de la Belle et la Bête sont rescapés d’une tragédie sanglante mettant en scène les amants jadis propriétaires du manoir désormais bardé de ronces.

      Les souvenirs de l’horloge éclatent comme des bulles de savon aux parfums de tilleul et de rose noire. Cette fragrance nous prendra aux narines jusqu’à la fin de la nouvelle, devenant de ligne en ligne plus insistante, entêtante, et sur la fin nauséabonde. Je ne dévoile pas l’intrigue mais ce texte est riche en détails sordides, de choses franchement glauques ornées de dorures et autres fantaisies florales poussant dans le sang séché et pourritures. 

      Les deux albatros : autre exercice stylistique inspiré de Baudelaire : Nous connaissons tous le poème l’Albatros. L’oiseau des mers rencontre l’homme et ce récit devient un dialogue. De cette fable, il en ressort une morale sur la position de l’homme dans le monde. A méditer !

      Le voile de Gaza, ici la narratrice est cette ville. J’ai été impressionnée par cette nouvelle fantastique au style suranné flottant paradoxalement dans l’air du temps. J’applaudis la prise de risque de l’auteur, cet engagement que d’aborder de la sorte des thématiques qui font polémique, ici l’éternel conflit entre la Palestine et L’Israël. La ville est longuement tiraillée entre les juifs et les palestiniens, elle tranche finalement pour ces derniers. Elle abrite dans une mosquée une belle enfant voilée et un islamiste, mais les personnages ne sont pas ce qu’ils semblaient être.

      Mathilde, c’est un poème en prose évoquant le triste sort d’une jeune fille noyée dans un lieu désolé poussant les gens à se suicider. 

      Mon petit frère de la lune. Cette nouvelle met en scène un autiste blondinet s’affiliant drôlement au petit prince de St Exupéry. Le décor planté dans une médina au milieu du désert est féérique. La grande sœur de l’autiste met tout en œuvre avec l’aide des autres habitants de la médina pour arracher un sourire à son frère. Bientôt celui-ci se découvre une passion pour la lune et le blanc. La médina se transforme en ville lunaire.

      Le comte d’ombres et de lumières. Un comte oisif se passionne pour la lumière qui influence ses humeurs. Ce comte semble être un cousin du fameux Des Esseintes, personnage du roman décadent de Huysmans à Rebours, mêmes occupations esthètes, même caractère irascible et tempérament saturnien qui le conduira à la folie. Ici, la lueur raconte comment elle a rendu fou, sans le vouloir le comte. Cette nouvelle est un trésor littéraire, riche en métaphores, le fond comme la forme très élaborés donne un résultat des plus lumineux.

      Le père vairon. Nouvelle délirante autour du vin. Celle-ci vous pouvez la lire ivre, le style vous paraîtra inchangé. Je soupçonne l’écrivain d’avoir pris une cuite et de s’être ainsi perverti les sens pour franchir les portes de la raison et du rationnel.

      Le résultat est réussi, c’est purement obscène. Buvez à ce jus licencieux aux saveurs de raisins et autres choses semences, c’est du grand cru !

      La poésie du réverbère. Alors ce conte là, il m’a fait beaucoup rire, il est d’une insolence astronomique. C’est un réverbère qui fait la nique à la nuit en baisant l’aurore et l’aube. Fabuleux !

      Calme comme une bombe, le recueil se termine de façon détonante. Ode à la vie, ode à la mort, ode à la fin des temps. Tout en musicalité la bombe analyse l’humanité décadente. Elle finit par exploser et c’est la fin du livre, la fin de l’obscurantisme, la lumière, l’au-delà.

      Ce recueil est une lumière qui a éclairé mon mois de décembre. Je le recommande !

Céline Mayeur

 

 B Céline Mayeur  B Fièvre gitane

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