Tisque 1

Soleil noir∑ de Rodolphe Hurlot
compte rendu de lecture de Monsieur Deberitz, responsable éditorial d'une maison "concurrente".


Tout d’abord, une impression générale ;
J’ai adoré cette histoire et le style général de son écriture. Je qualifierai ce roman de conte fantastique et poétique, je ne sais pas si tu seras d’accord avec cette qualification.
Comme je l’avais pré-senti, je retrouve ici l’esprit de la fiction, du fantastique et de la poésie mêlés, que j’avais tellement adoré chez René Barjavel dans son sublime livre « La nuit des temps ».
J’y retrouve aussi une belle modernité dans l’écriture qui fait cependant la part belle à la précision, à la richesse du langage, à une syntaxe et une orthographe rare et donc agréable.
Le rythme aussi du déroulement de l’histoire est adapté et nous entraîne au terme sans jamais nous ennuyer.
Les personnages sont attachants et leurs interactions empreintes d’humanité (même pour Laura), permettent d’éloigner la froideur apparente du sujet abordé et sous jacent ; la mécanique quantique.
En ma qualité de béotien de la mécanique quantique et même sans avoir totalement compris les explications données sur les ondulations d’atomes, l’ensemble permet de percevoir et d’accepter, sans être perdu, le cheminement intellectuel de cette histoire.
J’ai aussi pris beaucoup de plaisir à voir se rencontrer dans cet ouvrage les auteurs prestigieux qui forment tes bases littéraires, j’ai principalement apprécié cette rencontre imaginaire avec Gérard de Nerval et qui proposent à notre réflexion, selon moi, les hypothèses suivantes :
La physique quantique est-elle en fait la science des poètes ?
La compréhension des arcanes de notre univers se trouve-t-elle dans la rencontre et la complémentarité des poètes et des scientifiques ?
Le langage poétique n’est-il pas la seule approche Newtonienne permettant d’appréhender pour les non scientifiques la conceptualisation de la mécanique quantique ?
Perspectives réjouissantes d’une indispensable complémentarité et éternel débat entre le concret et l’impalpable.
La quête de Lyrian m’interpelle car elle est celle d’un utopiste clairvoyant, d’un pragmatique rêveur, d’un terrien ouvert à l’incompréhensible. D’un passionné décidé à rester en accord avec lui-même tout en acceptant son destin et l’inconnu.


Monsieur Deberitz, responsable éditorial